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Publié le avril 23rd, 2019 | par Éric Laforce

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[Critique] The Division 2 : Avant le endgame

[Critique] The Division 2 : Avant le endgame Éric Laforce

Summary: Bonne durée de vie. Bonne difficulté. Prend tout son sens lorsque joué entre amis.

4

Excellent


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Voilà maintenant 7 mois que l’épidémie surnommée « Dollar flu » ravage les États-Unis et ce malgré les efforts déployés par les agents de « la division » pour remettre un peu d’ordre dans ce chaos innommable. Peu à peu l’Amérique s’est transformée en zone de guerre ressemblant à un cimetière du capitalisme, ironiquement tuée par ses propres billets de banques. La civilisation perd du terrain et les quelques agents d’élite de « la division » peine à protéger les infrastructures des assauts répétés de factions rivales. Mais cette fois-ci l’heure est grave, le cœur même du pays est sur le point de tomber. La Maison Blanche va bientôt s’effondrer sur elle-même et le centre de commandement de « la division » par le fait même… Et imaginez-vous donc que vous serez celui choisi pour vous rendre à Washington D.C. aller leur prêter main fortes…

Voilà donc la prémisse de base pour « Tom Clancy’s The Division 2 », un gigantesque jeu qu’Ubisoft nous offre en ce printemps qui tarde à arriver. Si « The Division » était excellent, il était malgré tout resté discret dans la mémoire du gameur moyen. Mais cela n’empêcha pas Ubisoft de croire en leur franchise et de miser sur une suite beaucoup plus ambitieuse que le premier épisode. Le jeu englobe une foule de nouvelles mécaniques en plus d’avoir écouté les « feedback » de la communauté (d’ailleurs je tiens à souligner qu’Ubisoft fait énormément d’effort en ce sens depuis quelques années alors chapeau à eux). On a donc de facto affaire à un jeu bien huilés avec du contenu presque inépuisable. Leur pari est de ravir les habitués tout en rendant le jeu invitant pour les petits nouveaux.

Comme je l’ai mentionné à répétition et je vais le faire une dernière fois, le jeu est énorme. C’est pourquoi ma critique va se diviser en 2 parties. Dans la première je vous parlerai du jeu dans le processus d’atteindre le niveau maximum (30) qu’on pourrait qualifier de campagne principale. Et mon deuxième texte en entier sera consacré au Endgame/PVP et autres détails sur la finale. Car Ubisoft a affiché ses couleurs dès le départ en annonçant que le jeu aura un Endgame musclé.

Au moment d’écrire ces lignes je passerai bientôt niveau 30, je me lance donc dans la rédaction de ce premier texte…

La chute de la maison Blanche

Dès mes premiers pas dans la capitale fédérale américaine, j’admets avoir été charmé par la beauté des paysages. Les jeux d’Ubisoft sont réputés pour la qualité de leur graphisme me direz-vous. Effectivement, mais au-delà de ça les environnements sont bien détaillés et cohérent. Des chantiers de constructions converties en repaires de brigands, des stationnements souterrains utilisés comme bunker, etc. Le tout semble crédible et donne le goût d’explorer chaque recoin de la carte en quête d’équipements puissant et de fortifications ennemie à conquérir. Mine de rien c’est une belle réussite du jeu puisqu’en général les open-worlds ont de la difficulté à aller chercher cette touche « magique » qui nous convainc de réellement visiter la carte et ainsi ne pas abuser du « fast-travel ». C’est d’autant mieux parce que oui c’est plaisant, mais aussi parce que la récompense vaut le coup.

Mis à part une série de missions ou l’on s’affaire à reconstruire la résistance, « The division 2 » est remplis de chose à accomplir. Les zones (qui sont divisées par niveaux) contiennent des « settlements » ou « safehouse » qui fournissent des objectifs diverses, culminant en la libération de ladite zone. Très rapidement je me retrouve à devoir conquérir des points de contrôles, empêcher des exécutions, rétablir des communications radio et autres tâches classique d’un jeu d’Ubisoft. En complétant ses objectifs on obtient des points d’expériences mais aussi des recettes de « crafting » pour construire des modifications d’armes, qui nous seront extrêmement utiles pour augmenter et personnaliser les statistiques des innombrables armes qui composeront notre arsenal tout au long du jeu.

Armé et Dangereux

Si les véhicules fonctionnels et les réserves de nourriture se font rare à Washington D.C., les armes et munitions eux pleuvent, et en s’aventurant dans les coins sombres on peut découvrir des armes d’une rareté n’ayant d’égal que dans leur puissance. Car oui, au-delà de sa trame narrative convenue (mais malgré tout intéressante), le jeu est une chasse à l’équipement suprême.

J’ai rapidement compris que pour survivre et performer dans ce monde impitoyable on devait s’équiper convenablement. Le vaste choix d’armes offert nous permet d’abord de choisir son style de jeu. Du sniper au shotgun en passant par la mitrailleuse il est possible d’agencer notre armement à notre façon d’approcher le combat. Mais plus on avance plus on réalise que notre équipement (comprendre ici armure) a aussi des statistiques avancés et en portant un kit complet on obtient des bonus additionnels.

Afin d’agrémenter notre séjour à la maison blanche la divisions met aussi certains gadgets à notre disposition. En mode solo j’ai adoré m’épauler d’une tourelle lance-flamme et d’un drone mitrailleur question de pouvoir gérer l’attention des ennemis en ne pas recevoir tous les dégâts à moi seul. Lorsque j’ai rejoint des amis pour progresser en groupe, j’ai rapidement découvert les vertus des items qui vont servir par exemple à augmenter la défense du groupe, régénérer l’armure, ralentir ou éblouir les ennemis etc.

On peut s’équiper de deux gadgets à la fois et si on prend la peine de s’organiser avec les autres membres du groupe afin de bien distribuer les rôles, y’a moyen de se monter une escouade dotée d’une force de frappe dévastatrice.

World of warcraft à la sauce expandables

Vous vous doutez bien rendu là que le jeu offre un gameplay assez répétitif. 30 niveaux à courir, se mettre à couvert et tirer, ça devient redondant malgré les efforts pour rendre ça attrayant. En solo j’aurais probablement abandonné en chemin mais en groupe la dynamique est différente. Le plaisir de brainstormer une stratégie avant d’aborder chaque bataille fait qu’on avance sans trop avoir l’impression de se répéter. En plus comme il y a des ennemis qui sortent de partout et qu’on est armé jusqu’aux dents on se sent comme dans The Expandable, sois une espèce de héro de film d’action hollywoodien. Il est donc hyper tentant de jouer les cowboys en sortant de sa barricade et de courir sous le feu ennemi pour s’approcher pendant que nos acolytes nous couvrent. Et le jeu semble récompenser ce genre de comportements risqués puisque même si on avance trop et qu’on se retrouve coincé, il est possible de se réorganiser assez facilement sans y laisser sa peau (sauf dans certains cas évidemment ou faudra tout simplement recommencer). Je devrais noter en défaut l’intelligence artificielle des ennemis qui ne sont littéralement que des sacs de viande (ou des Storm trooper si vous préférez) n’ayant pas d’autres stratégie que celle de nous contourner. Mais je ne le ferai pas comme c’est plutôt amusant et que ça sied à merveille au style du gameplay.

Au final je n’ai jamais ressenti l’effet « grinding » qui habituellement me lasse dans ce genre de jeu, au contraire j’ai eu un plaisir fou à me prendre pour John Matrix en fonçant dans le tas sous une trame sonore entraînante (parfois métal, parfois électro, toujours un peu déphasé). Je vous préviens, au début vous allez peut-être détester le système de sticky-cover, trouver les ennemis idiots et vous demander pourquoi il y a des chevreuils sur un toit de building (ouais ça arrive de temps en temps) … Mais on s’y fait assez rapidement comme les qualités du jeu outrepassent facilement ses quelques défauts.

Opinion temporaire

Calculez environs entre 25 et 30 heures de guerre avant d’arriver au niveau 30 et d’avoir libéré Washington. Mais le jeu ne se termine pas là, chacune des 3 factions ennemies a un « stronghold » qu’il faut conquérir et laissez-moi vous dire qu’ils n’ont pas l’intention de déposer les armes facilement. Lorsque tout ça est complété et que l’on s’imagine avoir gagné… Une nouvelle faction encore plus puissante que les autres réunies entre en jeu…

Ubisoft nous a promis un endgame digne de ce nom et je me lance à sa conquête sans plus attendre. Je vous reviendrai dans un 2e texte parlant de la finale et du PVP après les avoir expérimentés convenablement. D’ici là je vous conseille fortement l’aventure « The division 2 », particulièrement si vous avez des amis pour jouer avec vous, car en solo le jeu n’a pas du tout le même attrait. Bon il faut aimer les loots-game et les fusillades mais qui n’aime pas ça?


Fiche Technique

Distributeur: Ubisoft
Date de sortie: 15 Mars 2019
Console: PlayStation 4, Xbox One, PC 
Genre: Action

Éric a pu essayer le jeu grâce à une clé de test remise par Ubisoft.

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À propos de l'auteur

Éric est ce gamin à la petite école qui se faisait tout le temps dire "Tu écoutes trop de films" après avoir remis sa production écrite, ou encore, "Tu joues trop à tes jeux vidéos" lorsqu'il ne la remettait pas. Obsédé par l'inconnu et les créatures fantastiques depuis qu'il a vu Alien étant tout petit, il a grandi en explorant les diverses propositions artistiques du genre. Que ce soit de vieux films avec Vincent Price, ou encore le légendaire jeu "Alone in the Dark" en passant par les Troma, Resident evil, Hellraiser et autres. Il s'intéresse à tous ce qui est original ou qui tente de l'être, mais sait aussi apprécier un bel hommage classique quand la situation le demande.



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