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Critique

Publié le mars 18th, 2019 | par L'heure de l'horreur

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Found Footage

Found Footage L'heure de l'horreur

Summary: Apporte une fraîcheur amusante et surprenante au genre.

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Vous vous souvenez de la fin des années 2000 et du début des années 2010, peu après la sortie de Paranormal Activity (2007) ? Nous étions envahis par les « found footage ». Si de nombreux détracteurs avaient dénoncé cette méthode nécessitant peu de moyens et d’efforts de la part de producteurs, j’étais, au contraire, ravi. Cette méthode de tournage immersive m’a toujours plu. J’aime être dans la peau des personnages lorsque je regarde un film, et le « found footage » me permet de vivre pleinement les aventures montrées à l’écran. Autant vous dire qu’un film dont le titre est Found Footage et dont le sujet est justement le « found footage » m’excitait énormément !

Derek (Carter Roy) et son équipe veulent réaliser un film. Mais pas n’importe quel film, non. Ce sera le premier « found footage » tourné en 3D ! Et l’histoire portera sur un couple tué dans une maison hantée. Cerise sur le gâteau, le réalisateur a déniché, comme lieu de tournage, une « véritable » maison hantée, dans laquelle un couple aurait été massacré. Toute fière de son coup, l’équipe réalise peu à peu, au prix de sa vie, que ce n’était peut-être pas l’idée du siècle…

Vous aimez les films métas ? Et bien, Found Footage est le film qu’il vous faut. Il n’existe pas ou peu de films aussi métas que celui-ci. Les personnages sont filmés en caméra à l’épaule alors qu’ils tournent un film en caméra à l’épaule. Non seulement ça, mais, un peu à la méthode Scream (1996), les personnages énumèrent les règles de ce genre de films pour construire leur propre long-métrage. Or, toutes ces règles s’appliquent aussi bien aux réelles mésaventures qu’ils sont en train de vivre ! Par exemple, l’un des personnages dit qu’une des difficultés du « found footage » est de trouver une raison logique pour que les personnages continuent de filmer au troisième acte alors que tout va mal. Et bien, alors que le film atteint le troisième acte, la raison pour laquelle ils continuent de filmer est plutôt ingénieuse. Par ailleurs, l’un des personnages décide que le fantôme de leur film sera en CGI cheap, et c’est exactement ce que le véritable fantôme est. D’aucuns pourront dire que ce n’est qu’un prétexte pour se contenter d’un travail de mauvaise qualité, mais, pour d’autres, c’est tout simplement du génie méta.

De plus, le film est traité avec une bonne dose d’humour bien plaisant, surtout dans le premier acte, et sans tomber dans le ridicule. On ne rit pas à gorge déployée, mais on ne peut s’empêcher d’afficher un large sourire. Que ce soit lorsque le réalisateur présente son idée complètement ridicule de faire un « found footage » en trois dimensions ou lorsque les personnages rencontrent des locaux à qui ils demandent d’enregistrer un petit segment peu convaincant pour leur film, Found Footage vous amusera sans aucun doute.

Mais c’est surtout grâce aux personnages bien écrits et incarnés par des acteurs charismatiques que Found Footage est un succès. Même le réalisateur qui passe pour un gros beauf en prenant son public pour des imbéciles nous est sympathique grâce à la performance de Carter Roy. Les personnages ne sont pas unidimensionnels et semblent être des entités à part entières. Pour un film qui utilise tous les clichés du genre caméra à l’épaule, il est étonnant de voir des personnages aussi bien développés.

De surcroît, si le film est plutôt avare en moments terrifiants durant la première heure (même si ceux-ci sont excellents), il se déchaîne durant le troisième acte. C’est un véritable spectacle gore, choquant et déjanté qui vous attend dès que les dernières vingt minutes commencent. Néanmoins, le film accuse un léger ralentissement en toute fin de parcours, notamment à cause d’une décision prise par un des personnages. Found Footage aurait gagné à changer cette petite partie du scénario mais, somme toute, ça fonctionne avec le côté méta du film.

Ainsi, après avoir vu Found Footage, il serait prématuré de dire que le genre « caméra à l’épaule » est désuet, pour ne pas dire mort. Il existe certes des mauvais films tournés de cette façon, mais il existe également des petits bijoux qui nous font regretter cette époque révolue de la mode des « found footage ». Found Footage est un de ces bijoux, une perle sortie de nulle part qui rend parfaitement hommage au genre.

NDLR: Si vous voulez être surpris, ne regardez pas la bande-annonce, elle dévoile de nombreuses surprises.


FICHE TECHNIQUE

Date de sortie : 15 octobre 2016
Réalisateur : Steven DeGennaro
Distribution : Carter Roy, Alena von Stroheim, Chris O’Brien, Tom Saporito, Scott Allen Perry, Jessica Perrin
Genre : Horreur

Synopsis : Le thriller Velvet Buzzsaw se déroule dans le milieu de l’art contemporain à Los Angeles, où artistes et collectionneurs richissimes sont prêts à débourser des fortunes pour des pièces pouvant rapporter gros.

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À propos de l'auteur

En partenariat avec FunRegarderFilms, lheuredelhorreur.com est un site spécialisé en critiques de films d’horreur. Fondé par un ancien membre d’Horreur-Web, L’Heure de l’Horreur est le meilleur (et probablement le seul) site belgo-québécois de critiques de films d’horreur.



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