Notice: jetpack_enable_opengraph est déprécié depuis la version 2.0.3 ! Utilisez jetpack_enable_open_graph à la place. in /var/www/wordpress/wp-includes/functions.php on line 3853

Critique

Publié le octobre 12th, 2018 | par Éric Laforce

0

Green Hell – Seuls les plus forts survivent

Green Hell – Seuls les plus forts survivent Éric Laforce

Summary: Recommandé fortement pour les amateurs du genre Survival

3.8

Prometteur


User Rating: 0 (0 votes)

Welcome to the jungle ! (ouais désolé fallait je la fasse)

L’idée de partir en camping au beau milieu de la jungle amazonienne est une prémisse gagnante pour un jeu de survie. J’avoue avoir secrètement envie d’explorer cet endroit qui nourrit la culture populaire depuis longtemps avec ses histoires de cannibales et de créatures mythique… Et c’est précisément sur ce fantasme que va miser « Green Hell », premier jeu du développeur Creepy Jar, qui est présentement en Early Acces.

Un clone de « The Forest » ?

Avant d’aller plus loin, attaquons nous directement à l’éléphant dans la pièce : est-ce un clone de « The Forest » cet autre FPS où l’on doit survivre après s’être écrasé dans une forêt remplie de cannibale? La réponse risque de vous décevoir parce qu’en fait… oui et non.

C’est vrai que le produit en soi reste très près de l’excellent jeu qu’Endnight nous a proposé voilà déjà 4 ans. On reconnait rapidement le moteur graphique, le système de crafting et les choix au niveau du design. Mais malgré tout « Green Hell » va rapidement réussir à se trouver une personnalité et ainsi se distancer de son cliché. Je vais tenter de vous démontrer comment.

Survie 101

Le jeu nous offre un mode histoire, un mode survie et un mode défi. À ce stade de développement l’histoire n’est garni que d’un tutoriel servant à nous familiariser avec le système de jeu. Mais c’est assez pour nous donner le ton.

On incarne un homme accompagnant sa femme dans un voyage anthropologique en plein cœur de l’Amazonie. Je précise «accompagnant» parce qu’aussitôt arrivé au camp, notre personnage va y glander pendant que notre conjointe s’affaire à intégrer une société tribale. On doit communiquer avec elle par radio pour (la déranger dans son travail) apprendre les rudiments de la survie en forêt.

À ce moment j’avoue que c’est un peu choquant d’incarner un boulet pareil… Non mais qui voudrait emmener dans la jungle son copain à qui on doit expliquer comment prendre un bout de bois dans ses mains ?

Imaginez le désastre au moment où les choses semblent se corser au village et que nous recevons un appel de détresse en pleine nuit orageuse… On ne le saura que plus tard en 2019, lors de la sortie officielle.

Je dois avouer que l’idée de nous projeter dans la peau d’un être téméraire mais incompétent a fonctionné sur moi. Faire le tutoriel m’a ancré dans la tête que mon personnage est inadéquat pour la situation dans laquelle il se trouve. Ce qui est bon pour ajouter au sentiment d’inconfort nécessaire à tout jeu de survie.

Le tutoriel et le mode histoire s’arrêtent là pour le moment. C’est plutôt mince comme échantillon pour évaluer mais les développeurs ont à tout le moins réussi à donner une âme au jeu, chose qui est en quelque sorte le talon d’Achille du genre.

Un esprit sain dans un corps sain

Libre à nous maintenant d’explorer la jungle, sans radio ni carte. On débute le mode survie avec un sac à dos et une montre/boussole servant aussi à nous informer de notre état de santé. Pour se maintenir on doit s’hydrater et manger, mais l’astuce ici est que nous devons aussi varier notre alimentation puisque la jauge est subdivisée en trois parties sois lipide, glucide et protéine. Il faut donc expérimenter pas mal de nourriture avant de se trouver une diète fonctionnel, au risque de s’empoisonner.

Je confesse qu’à ma première partie, je suis mort le premier soir, gisant inerte dans une flaque de vomi suite à de multiples intoxications alimentaires. Mais une fois la logique comprise, on parvient à garder ses jauges au maximum facilement et on peut commencer à construire. Un petit conseil, établissez votre camp près d’arbres fournissant des noix de cocos, en plus de vous nourrir elles peuvent servir de bols pour recueillir l’eau de pluie et régler définitivement le problème de soif.

Pour la construction de notre camp on a un carnet de crafting nous offrant des recettes d’outils/armes, des instruments pour la chasse et la cuisson ainsi que quelques modèles d’abri servant à sauvegarder et dormir. C’est d’ailleurs préférable d’éviter de dormir sur le sol comme on peut se réveiller avec des sangsues sur la peau. Mais dans le cas où ça arriverait (ça va arriver), Creepy Jar a ajouter une mécanique plutôt intéressante consistant à pouvoir examiner ses bras et ses jambes pour enlever les parasites et détecter les blessures. On peut par contre ignorer cette fonction, au prix de voir notre santé mentale se désintégrer en accéléré.

Une fois le camp établi et notre santé bien en main, on est près à partir explorer la carte.

À la recherche du temple, village, cabane perdue ?

Avant de partir il faut penser à ne s’amener que le stricte nécessaire, l’espace dans notre sac à dos est limité et l’idée est de pouvoir ramener du matos au camp. On part donc vers l’aventure en s’engouffrant dans la jungle dense en se tenant loin des sons de guêpes et de serpents. L’environnement est plutôt chouette à regarder bien qu’assez homogène. La végétation se confond avec les animaux si bien qu’on peut facilement marcher trop près d’un nid de fourmis meurtrières, paniquer et tomber en bas d’une falaise en fuyant. La carte offre aussi quelques beaux panoramas qui mettent en valeur la qualité du graphisme. Par contre pas de temple mystiques à explorer, seulement de petits villages abandonnés et de simple cabanes de trafiquants de drogue… tout aussi abandonnées.

Pour l’instant je crois qu’on peut dire que la proposition graphique est réussi mais que la carte fait vide, heureusement que l’abondance de végétation camoufle ce manque. Notez par contre que (selon la planification de Creepy Jar) d’ici le printemps le jeu devrait recevoir 4 mise à jours majeures venant combler ce vide. Ajoutant plus de faunes, de flores, de constructions et évidemment… d’ennemis.

Frapper d’abord, poser les questions ensuite

En s’enfonçant de plus en plus dans la jungle, on fini inévitablement par tomber nez à nez avec des aborigènes. C’est précisément à ce moment qu’on se rappel que l’expert en anthropologie du couple, c’est pas nous. Chaque rencontre se déroule de la même façon : Un face à face silencieux, l’ennemi hurle et nous fonce dessus. Niveau tactique on repassera, les combats consistent plus à frapper chacun son tour. Vous comprendrez donc que l’idée est de frapper le premier et de toujours transporter des plantes-bandages.

L’avenir est radieux pour celui qui passera la nuit

Au final, pour le moment le jeu offre un gros 5-6 heures de plaisirs avant de devenir redondant, mais l’univers est très prometteur. Et en observant la feuille de route de développement, le meilleur s’en vient. Tous les point négatifs relevés plus haut ont déjà une solution de prévue et comme le jeu roule très bien et est graphiquement réussi, on n’a pas à douter du professionnalisme des développeurs. Je vais donc recommander fortement le jeu pour les amateurs du genre, par contre en suggérant d’attendre si vous voulez profiter du jeu complet.
J’y vais donc d’un 7.5/10 qui se transformera en 8.5 si les attentes sont comblés dans les futures mise à jour.

 


 

Fiche Technique

Développeur: Creepy Jar
Date de sortie: 29 août 2018 (accès anticipé)
Console: PC (Microsoft Windows)
Genre: Survival

Éric est ce gamin à la petite école qui se faisait tout le temps dire « Tu écoutes trop de films » après avoir remis sa production écrite, ou encore, « Tu joues trop à tes jeux vidéos » lorsqu’il ne la remettait pas.

Obsédé par l’inconnu et les créatures fantastiques depuis qu’il a vu Alien étant tout petit, il a grandi en explorant les diverses propositions artistiques du genre. Que ce soit de vieux films avec Vincent Price, ou encore le légendaire jeu « Alone in the Dark » en passant par les Troma, Resident evil, Hellraiser et autres. Il s’intéresse à tous ce qui est original ou qui tente de l’être, mais sait aussi apprécier un bel hommage classique quand la situation le demande.

Tags: , , , ,


À propos de l'auteur

Éric est ce gamin à la petite école qui se faisait tout le temps dire "Tu écoutes trop de films" après avoir remis sa production écrite, ou encore, "Tu joues trop à tes jeux vidéos" lorsqu'il ne la remettait pas. Obsédé par l'inconnu et les créatures fantastiques depuis qu'il a vu Alien étant tout petit, il a grandi en explorant les diverses propositions artistiques du genre. Que ce soit de vieux films avec Vincent Price, ou encore le légendaire jeu "Alone in the Dark" en passant par les Troma, Resident evil, Hellraiser et autres. Il s'intéresse à tous ce qui est original ou qui tente de l'être, mais sait aussi apprécier un bel hommage classique quand la situation le demande.



Comments are closed.

Retour en haut ↑
  • Abonnez-vous au podcast

    Feed RSS     Google Play     ITunes
  • Plus Récent Podcast

  • Nos concours

  • Dons et Amazon

    Encouragez-nous en achetant sur Amazon à partir de ce lien!


    Visitez notre Patreon!