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Critique

Publié le septembre 27th, 2018 | par Seth Goepfert

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Narcosis

Narcosis Seth Goepfert

Summary: Un « sous-SOMA » décevant à bien des égards malgré une ambiance de qualité

2.2

Décevant


Narcose : état de stupeur, d’inconscience ou d’activité arrêtée, produit par l’influence de stupéfiants ou d’autres agents chimiques ou physiques.

Premier jeu développé et édité par Honor Code, Narcosis est un survival horror qui nous met dans la peau d’un scaphandrier industriel isolé dans une base sous-marine de l’océan Pacifique suite à une catastrophe. Sortie en 2017, la version PC incluait un mode VR plutôt réussi. Qu’en est-il de cette version PS4 sortie un an plus tard et ayant fait l’impasse sur le PSVR ?


Après un rapide tutoriel, notre héros (Kip) se retrouve seul survivant de la station sous-marine Compass. Notre but : rejoindre la surface. On découvre alors rapidement que le jeu ne s’embarrasse pas de cinématiques, et préfère garder une vue à la première personne permanente. Un choix plutôt bien vu, l’immersion étant présente à chaque instant de l’aventure. Narcosis se joue très simplement : une touche pour les interactions, une autre pour mettre des coups de couteau (d’une inutilité quasi-totale, nous y reviendrons), une pour lancer des fusées de détresse (qui permettent de voir clair dans les zones d’ombre), et enfin une dernière pour activer notre propulseur.


Dès nos premiers pas, on apprécie une narration discrète mais efficace, et une ambiance à la « Abyss » qui nous prend pour ne plus nous lâcher. Tout comme un certain SOMA qui nous emmenait également dans les profondeurs sous-marines, chaque pas vers l’avant nous étouffe un peu plus. On ne pourra que déconseiller ce jeu aux claustrophobes. Narcosis met constamment le joueur sous tension face au pire ennemi du jeu : le manque d’oxygène. Ce sera d’ailleurs le leitmotiv de Narcosis, qui propose un angle de vision très faible depuis l’intérieur du casque de Kip, et un scaphandre pesant si lourd qu’on a parfois l’impression de diriger un sous-marin. Même si ce n’est pas rédhibitoire en soi, le vrai problème est ailleurs…

En voulant faire de cette aventure sous-marine un jeu d’horreur, Honor Code a commis deux erreurs. La première est un fléau du genre : les jump-scare. L’abus de jump-scare nuit gravement à l’efficacité d’un jeu d’horreur, surtout quand… ça ne nous surprend plus. Et Narcosis -hormis peut-être une fois ou deux durant le jeu- ne surprend jamais. Neuf fois sur dix, le joueur saura avant même de se retourner que quelqu’un ou quelque chose va apparaître derrière lui. Une fois, ça fonctionne. Les autres, non.

La seconde erreur concerne le bestiaire, infiniment trop faible. Jugez plutôt : un poulpe, un poisson porc-épic, et une sorte de grand crabe-araignée. Super… Le dernier ? Il va vous énerver, du fait qu’il soit increvable ou que vous ne compreniez pas vraiment ce qu’il faut faire pour passer à côté sans vous faire repérer. Les autres ? Vous pouvez les tuer avec votre couteau, mais ça ne sert à rien. Bien… Ajoutez à cela des lieux à fouiller sur trois étages avec des portes à déverrouiller dans l’ordre, le poids de votre combinaison qui vous donne l’impression que sous l’eau la gravité est multipliée par trente-sept, et vous aurez une bonne idée de ce que Narcosis peut proposer de pire.

La bonne nouvelle, c’est que ça ne dure pas longtemps. Quatre à cinq heures suffisent pour voir défiler le générique de fin, après avoir maudit un certain passage (the floor is lava) et regretté amèrement la non-compatibilité avec le PSVR. La réalité virtuelle est, quoi qu’on en dise, un vrai plus pour garantir l’immersion dans ce genre de jeu. Au final il reste une ambiance de qualité, quelques passages étouffants et une conclusion qui peut surprendre. Si vous êtes amoureux des fonds marins et que vous avez une énorme envie de vous sentir l’âme d’un scaphandrier, Narcosis méritera alors sûrement ces quelques heures de votre temps, mais à petit prix seulement.


Fiche Technique

Développeur: Honor Code Inc.
Date de sortie: 28 Mars 2018
Console: PC (Microsoft Windows) / Mac / PlayStation 4 / Xbox One
Genre: Horreur

Passionné du noble art qu’est le jeu vidéo depuis trois décennies, Seth se définit comme étant un aventurier du JV, un touche-à-tout, avec des goûts très éclectiques. Déconneur, chambreur, speedrunner certifié sur Shadow of the Colossus, son péché mignon c’est les jeux horreurs. Avoir peur et crier comme une fillette, c’est la vie !

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À propos de l'auteur

Passionné du noble art qu'est le jeu vidéo depuis trois décennies, Seth se définit comme étant un aventurier du JV, un touche-à-tout, avec des goûts très éclectiques. Déconneur, chambreur, speedrunner certifié sur Shadow of the Colossus, son péché mignon c'est les jeux horreurs. Avoir peur et crier comme une fillette, c'est la vie !



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