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Critique

Publié le décembre 6th, 2018 | par Éric Laforce

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Project Warlock – Le digne successeur des Doom-like

Project Warlock – Le digne successeur des Doom-like Éric Laforce

Summary: Un beau jeu fort en personnalité qui représente un bel hommage aux racines du FPS

4.5

À découvrir


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Au fil du temps, les jeux de tirs à la première personne ont mutés énormément. Lors de leur apparition sur le marché c’était des jeux de réflexes nerveux se déroulant dans des couloirs casse-tête ou nos seules préoccupations étaient de trouver des clés et abattre les ennemis. Aujourd’hui la plupart sont devenus de gigantesques monde ouvert remplis de quêtes secondaires, de secrets à découvrir et de séquences de tirs spectaculairement scriptées. En soi ce niveau de qualité est merveilleux pour l’immersion. Mais ces jeux ont tendances à être autant chronophage que les RPG, ce qui peut représenter un problème pour ceux dont le principale ennemi est le temps.

Et bien bonne nouvelle ! À l’ère du «Daddy’s gaming» le développeur Buckshot software sort de l’ombre avec un premier titre qui fait office d’accommodement raisonnable: Project Warlock.

Un retour aux sources musclé

C’est donc dans le credo de la pure nostalgie qu’opère Project Warlock. Avec une jouabilité rappelant les premiers Dooms et un contexte de départ faisant écho aux franchises Heretic et Hexen, le jeu nous propose d’incarner un Warlock sans identité qui se téléporte dans divers mondes cauchemardesques afin de combattre les forces du mal… Ça sonne un peu classique ? C’est exactement ça le but.

Ici pas de prise de tête, on a cinq mondes à faire en ordre allant d’un château médiéval gothique jusqu’à l’enfer en passant par les pyramides et une ville futuriste. Chacun de ces mondes est subdivisé en une dizaine de niveaux d’environs cinq minutes chaque, culminant en un affrontement contre un boss géant. Comme la thématique du jour est de ne pas se prendre la tête je fais le calcule pour vous et on parle d’environs une heure de carnage pour chaque mondes. Mais il ne faudrait pas tomber dans le piège de croire que le jeu se fera en cinq heures. Les développeurs ont décidés d’y aller à fond dans le rétro en rendant la sauvegarde impossible, vous allez donc recommencer souvent. Petit truc, quittez sauvagement le jeu avant une sauvegarde pour recommencer au début du niveau que vous venez d’échouer.

Quant aux dit niveaux ils restent fidèles aux codes des premiers shooters, ils sont construit de façon labyrinthique et on ramasse les clés de couleurs pour ouvrir les portes de couleurs en se frayant un chemin au travers une horde de monstres (qui n’hésiteront pas à sortir de nul part pour nous surprendre dans le détour). Malgré l’apparence redondante de l’exercice on ne s’ennuie pas du tout puisque les cartes (ayant chacune leur personnalité), sont joliment construites avec des décors variés et des objets destructibles. Les développeurs ont aussi pris soin de donner une cohérence dans l’enchaînement des niveaux question d’avoir l’impression de chasser notre proie principale jusque dans son antre. Autrement dit vous allez passer par les égouts crade avant d’entrer dans la somptueuse cathédrale.

Déchirer le nerf de la guerre.

Project Warlock est un jeu simple et expéditifs, impossible d’attirer l’attention de potentiels joueurs en proposant une mécanique inédite et/ou révolutionnaire. Pour aller chercher notre coeur Buckshot a fait le choix de miser sur un arsenal impressionnant et une tonne de monstres différents. Et c’est vraiment là ou le jeu commence à prendre son intérêt car la nostalgie c’est bien, mais faut plus pour nous donner la piqûre. Chaque arme offre un style de combat différent et chaque ennemi se combat de façons différentes, en multipliant les séances de jeu on en vient à comprendre les forces et faiblesses de chacun et ainsi avancer plus vite en gaspillant moins de munitions pour arriver au boss bien en selle.

Là je vais prendre quelques secondes pour relever un des rares défauts du jeu, les boss sont très difficiles. Ils visent extrêmement bien et font beaucoup de dégât en plus d’encaisser un max (la première fois que j’ai affronter le sorcier de 50 pieds, je me suis fait massacrer en moins de deux minutes). C’est là que j’ai commencé à accorder de l’importance à acheter des sorts et à améliorer mes armes et attributs avec l’or que j’aurai récolté dans les niveaux. À ce moment ça devient un peu confus, la plupart des sorts sont inutile et pour les améliorations d’armes c’est essaie et erreur. Autre truc, ne négligez pas l’importance des secrets qui vous couvriront de trésors, cet or mais surtout ce que vous en ferez pourraient changer la donne lorsque vous devrez vous mesurer à un des puissants Boss.

Un look d’enfer

Mais fini de tourner autour du pot, ce qui m’a amener à me jeter sur ce jeu pour le dévorer est sans contredit la direction artistique. Les personnages et environnements arborent un look cartoon aux traits gras et caricaturaux tout en privilégiant une esthétique sombre et agressive. Et comme l’art est dessiné en pixel, ça donne un résultat très convaincant qui déborde de caractère nous rappelant un peu les vieux titre de Blizzard. De plus le jeu étant bâti sur le moteur Unity, le développeur a mis à profit ses possibilités graphiques impliquant des effets de lumières, de flash et de transparence. Au lieu de rompre l’ambiance comme on pourrait le croire, cette touche de modernité amène le jeu à un niveau supérieur le rendant littéralement superbe.

Parlant d’ambiance… Une descente en enfer ne serait pas complète sans une trame sonore digne de ce nom et Project Warlock l’a compris en s’inspirant des musiques métal qui rythmait la plupart des jeux auquel il tente de rendre hommage. Un peu comme à l’époque de Doom, c’est accompagné de rythme puissant que vous serez encouragé à braver mer et monstres pour aller affronter Satan.

Le sacrifice en vaut-il la peine ?

Je vais conclure en admettant que le jeu n’est pas pour tout le monde, il s’adresse principalement à ceux qui jouaient aux vieux shooters et qui recherche ce sentiment de frénésie le temps de quelques parties rapide. Mais il pourrait quand même attirer les curieux de tous âges qui se verraient attiré par l’esthétique pour autant qu’ils embarquent dans la légèreté de l’expérience. Car je le répète on ne parle pas ici d’un jeu demandant investissement de temps mais bien d’un passe-temps à prendre par petites bouchées.

Je recommande donc le produit puisque selon moi il vaut la peine d’être vu et est techniquement impeccable (aucun bug ou lacunes quelconque). Ne cherchez pas le jeu sur Steam il est actuellement disponible sur GOG au maigre prix de 15,00$ Canadien ou sur Steam pour le même prix.

C’est donc peu cher payé pour meubler de carnages sanguinaire virtuel notre existence hantée par les tracas du quotidien.


Fiche Technique

Développeur: Buckshot Software
Date de sortie: 18 octobre 2018
Console: GOG, Steam
Genre: Action, Shooter

Éric est ce gamin à la petite école qui se faisait tout le temps dire « Tu écoutes trop de films » après avoir remis sa production écrite, ou encore, « Tu joues trop à tes jeux vidéos » lorsqu’il ne la remettait pas.

Obsédé par l’inconnu et les créatures fantastiques depuis qu’il a vu Alien étant tout petit, il a grandi en explorant les diverses propositions artistiques du genre. Que ce soit de vieux films avec Vincent Price, ou encore le légendaire jeu « Alone in the Dark » en passant par les Troma, Resident evil, Hellraiser et autres. Il s’intéresse à tous ce qui est original ou qui tente de l’être, mais sait aussi apprécier un bel hommage classique quand la situation le demande.

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À propos de l'auteur

Éric est ce gamin à la petite école qui se faisait tout le temps dire "Tu écoutes trop de films" après avoir remis sa production écrite, ou encore, "Tu joues trop à tes jeux vidéos" lorsqu'il ne la remettait pas. Obsédé par l'inconnu et les créatures fantastiques depuis qu'il a vu Alien étant tout petit, il a grandi en explorant les diverses propositions artistiques du genre. Que ce soit de vieux films avec Vincent Price, ou encore le légendaire jeu "Alone in the Dark" en passant par les Troma, Resident evil, Hellraiser et autres. Il s'intéresse à tous ce qui est original ou qui tente de l'être, mais sait aussi apprécier un bel hommage classique quand la situation le demande.



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