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Critique

Publié le mars 13th, 2019 | par Éric Laforce

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Project Winter – Entre jeu de société et jeu vidéo

Project Winter – Entre jeu de société et jeu vidéo Éric Laforce

Summary: Audacieux, Bien exécuté

3.5

Original


Jour de tempête

Le ciel hivernal se couvre et le blizzard commence à s’abattre sur nos têtes. Rapidement la visibilité devient nulle et l’accumulation de neige rend tout déplacements presque impossibles. C’est donc le contexte idéal pour rester à la maison et tester le nouveau titre d’Other Ocean Interactive, « Project Winter », disponible sur PC.

La force du nombre

Project Winter est un jeu coopératif à 8 joueurs qui relate l’histoire d’un petit groupe de survivants tentant d’évacuer une région montagneuse aux conditions difficiles. Bon j’admets que le terme « histoire » est un peu fort dans la mesure où le jeu n’offre aucune trame narrative. Le récit se dessine plutôt dans l’interaction entre les joueurs, qui à chaque partie vivront les mêmes événements mais teintés d’une dynamique différente (un peu comme un jeu de société le ferait).

Ça a pour résultat de rendre certaines parties mémorable (je pense entre-autre à cette fois où un inconnu avait décidé de se la jouer role-play en se prenant pour Jack dans The Shining). Mais ça a aussi pour effet de tuer la partie lorsqu’on tombe sur des gens trop fort ou trop faible, ou tout simplement des joueurs qui n’interagissent pas avec les autres. C’est assez audacieux comme choix connaissant le potentiel de toxicité des joueurs en ligne, je fus donc agréablement surpris de voir que dans la plupart des cas j’ai eu droit à des parties avec des joueurs investis.

Les survivants se mettent à l’œuvre

On commence la partie dans un petit chalet chaussant les bottes d’un survivant. Notre but est de collaborer pour effectuer diverses tâches (telle activer un relais de communication) et demander une extradition de la zone. Le hic c’est que certains des survivants se verront attribuer le rôle de traître et devront travailler ensemble pour saboter l’évacuation sans se faire prendre (et non, on ne sait pas pourquoi des gens voudraient forcer tout le monde à mourir de froid dans la montagne). Les survivants quant à eux doivent tenter de repérer les traîtres pour les neutraliser et ainsi réussir à s’échapper sans trop de heurt.

Le jeu propose un chat vocale pour coordonner nos efforts, et plus l’on s’éloigne plus les voix vont s’estomper question que les traîtres puissent isoler les survivants et s’en débarrasser. Ce détail m’a plu et comme les traîtres ont droit à un walkie talkie au départ, ils peuvent (et doivent) tenter d’influencer le groupe à prendre de mauvaises décisions.

Tout au long de la partie, il faut veiller à ne pas manquer de nourriture ni attraper froid. Pour cela, ainsi que pour se fabriquer des armes, le jeu offre un système de crafting rudimentaire qui deviendra la première chose à maîtriser si on espère réussir à gagner la partie. Il faudra donc fouiller la montagne à la recherche de matériaux et revenir au chalet régulièrement pour confectionner nos biens.

En parcourant la carte, on peut profiter des décors minimalistes mais bien plaisants dans leurs allures cartonnées aux formes triangulaire. En fait le style graphique et le ton donne au jeu un petit air familial qui n’est pas déplaisant même si en principe ce n’est pas ma tasse de thé. Certains vont reprocher aux développeurs de ne pas offrir un environnement riche et détaillé, mais de mon côté ça me va, ça ajoute à l’aspect jeu de plateau et puis c’est très bien exécuté. Project Winter met aussi sur votre chemin des difficultés de terrain tel des blizzards et un certain nombre de bêtes sauvages assoiffées de sang (qui rôdent sans aucun autre but que celui de nous dévorer). Mais ces obstacles se révèlent être accessoires puisque la réelle menace réside dans les fameux traîtres, qui je le répète, conspirent entre eux pour séparer les membres du groupe et les abattre tout en sabordant la mission.

Chaque partie dure moins de 30 minutes et est somme toute plutôt répétitive, le jeu perd donc de son charme à partir du moment où l’on devient expérimenté. Par contre j’imagine qu’en laissant passer un peu de temps on oublie les raccourcis et le jeu retrouve son attrait.

Un jeu qui vaut son pesant de neige?

Au final Project Winter offre un gameplay original, du graphisme bien maîtrisé et un bon potentiel de divertissement pourvu que les joueurs savent se rendre intéressants. Mais on doit le voir comme un jeu de société à prendre avec modération.

Je le conseillerai donc à ceux qui aiment le multijoueurs et ont suffisamment d’amis pour s’assurer du bon fonctionnement de la partie. Ce n’est pas mon cas, je n’ai joué qu’avec des inconnus et (bien que je fus témoins de moments cocasses) en général les parties auxquels j’ai participé m’ont toujours laissé l’impression de ne pas profiter du jeu à 100%. Par contre cela n’affectera pas ma note, car si le jeu est prit dans le bon contexte (qui est celui de jouer entre amis), le risque pris par les développeur doit forcément s’avérer payant (même si le jeu en soit n’est pas très dispendieux).

Ah et j’allais oublier, ce qui est bien du jeu, c’est qu’après que le blizzard ait passé, on peut sortir de notre cachette et reprendre nos activités comme si de rien n’était. Alors que dans la vrai vie… faut tout pelleter à bras… misère…
Bon je vous laisse, je dois sortir ma voiture du banc de neige avant que ça gèle…


Fiche Technique

Développeur:  Other Ocean Interactive
Date de sortie: 7 février 2019
Console: PC
Genre: Stratégie, Multijoueur

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À propos de l'auteur

Éric est ce gamin à la petite école qui se faisait tout le temps dire "Tu écoutes trop de films" après avoir remis sa production écrite, ou encore, "Tu joues trop à tes jeux vidéos" lorsqu'il ne la remettait pas. Obsédé par l'inconnu et les créatures fantastiques depuis qu'il a vu Alien étant tout petit, il a grandi en explorant les diverses propositions artistiques du genre. Que ce soit de vieux films avec Vincent Price, ou encore le légendaire jeu "Alone in the Dark" en passant par les Troma, Resident evil, Hellraiser et autres. Il s'intéresse à tous ce qui est original ou qui tente de l'être, mais sait aussi apprécier un bel hommage classique quand la situation le demande.



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