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Critique

Publié le août 13th, 2018 | par Seth Goepfert

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Remothered

Remothered Seth Goepfert

Summary: Un excellent survival horror psychologique avec des personnages forts et une tension permanente

4.2

Excellent


User Rating: 4.9 (2 votes)

À l’âge de 4 ans, Chris Darril fit sa première tentative d’animation, en dessinant sur plusieurs feuilles de papier et en les mettant dans son magnétoscope… qui finit par se briser. Une anecdote qui en dit long sur le créateur de Remothered : Tormented Fathers, un long projet entamé seul en 2009 sur RPG Maker XP. Projet ayant pris une toute autre ampleur par la suite, notamment grâce une récompense de 100 000 € offerte en 2011 lors d’une compétition de jeux indépendants, mais aussi grâce au soutien de quelques personnes influentes et du studio Stormind Games.

Le Dr Rosemary Reed, notre héroïne, est à la recherche d’éléments sur la disparition d’une certaine Celeste Felton. Sa visite ne plait guère à son père, Richard Felton, le propriétaire des lieux, ancien notaire que l’on soupçonne assez vite d’avoir de gros troubles mentaux. Le Dr Reed n’ayant pas sa langue dans sa poche (il est assez plaisant de constater que ce personnage a un caractère assez fort, contrairement à nombre de jeux du même genre), les événements tournent rapidement en sa défaveur…

Dans Remothered, le joueur n’a pas d’armes pour attaquer, uniquement pour se défendre. Il faut ramasser ici et là des ciseaux, couteaux ou même des boites à musique pour les jeter sur l’ennemi si ce dernier se trouve un peu trop près de nous, mais on peut aussi jeter un objet plus loin pour le distraire. Pour progresser dans l’histoire, il s’agit, à la manière d’un Resident Evil, de récupérer un objet A qui permettra d’accéder à un objet B, malheureusement pas toujours de manière très logique, mais en fouillant partout avec soin la solution n’est jamais très loin. Quelques énigmes peuvent réellement poser problème non pas par leur difficulté, mais du fait que l’on soit continuellement pourchassé pendant nos recherches, ce qui peut décourager les joueurs supportant mal ce stress continu.

On passe une grande partie du temps à se cacher dans des armoires ou sous des canapés, avec un QTE (Quick Time Event) pour retenir sa respiration quand l’ennemi passe à côté. Malheureusement, l’IA montre alors ses limites, un QTE réussi étant toujours synonyme d’échappatoire. Mais rassurez-vous, l’entreprise fonctionne à plein régime et la peur est présente tout le temps. Peu de jeux arrivent à vous soumettre à une telle tension pendant que vous patientez simplement dans une cachette à entendre le propriétaire des lieux raconter des choses étranges ou siffloter des comptines pour enfants. La folie imprègne les murs de cette demeure à chaque instant, ce qui n’est pas sans rappeler la maison des Baker dans Resident Evil VII.

Au final Remothered nous happe pendant 6 à 9 heures sans jamais faire retomber la pression, et on ressort de cette première partie essoufflé (le jeu devrait être une trilogie). Un vrai survival-horror psychologique de bon goût, avec une excellente bande-son signée Nobuko Toda (Halo, The Evil Within) et des doublages de grande qualité. Dommage de déplorer des animations un peu rigides et quelques ratés au niveau des hitbox qui noircissent légèrement le tableau, mais ne gâchent en aucun cas le plaisir de jeu. Une vraie réussite dans le genre horreur.


Fiche Technique :

Développeur: Stormind Games

Date de sortie: 30 Janvier 2018 Playstation 4, Xbox One, Microsoft Widnows

Genre: Survival Horror

Site Web : http://www.remothered.com/

 

Passionné du noble art qu’est le jeu vidéo depuis trois décennies, Seth se définit comme étant un aventurier du JV, un touche-à-tout, avec des goûts très éclectiques. Déconneur, chambreur, speedrunner certifié sur Shadow of the Colossus, son péché mignon c’est les jeux horreurs. Avoir peur et crier comme une fillette, c’est la vie !

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À propos de l'auteur

Passionné du noble art qu'est le jeu vidéo depuis trois décennies, Seth se définit comme étant un aventurier du JV, un touche-à-tout, avec des goûts très éclectiques. Déconneur, chambreur, speedrunner certifié sur Shadow of the Colossus, son péché mignon c'est les jeux horreurs. Avoir peur et crier comme une fillette, c'est la vie !



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