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Critique

Publié le février 26th, 2019 | par Seth Goepfert

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The Liar Princess And The Blind Prince

The Liar Princess And The Blind Prince Seth Goepfert

Summary: Si les termes kawaii/conte de fée vous inspirent, vous serez charmé. Sinon, mieux vaut ne pas s’attendre à autre chose qu’un petit jeu, court et mignon.

2.7

Mignon


Réputé pour la saga Disgaea et quelques perles comme Yomawari, Nippon Ichi Software est un studio en marge des autres, qui met un point d’honneur à faire cohabiter de vraies directions artistiques de haute volée avec un gameplay efficace.

Au départ le titre du jeu intrigue. Une princesse menteuse ? Ah ça oui c’est une sacrée menteuse, parce que notre chère princesse, et bien c’est un loup. Un loup qui aime par-dessus tout chanter. Un loup qui chante apparemment si bien que le prince quitte son village tous les soirs pour venir l’écouter chanter dans la forêt. Malheureusement, un soir, le prince s’approche un peu plus qu’à l’accoutumée, et dans la panique le loup l’attaque, lui faisant perdre l’usage de la vue.

Le loup, rongé par la culpabilité, décide d’aider notre prince à recouvrer la vue, et donc accepte de sceller un pacte avec une sorcière afin de devenir… une princesse. Nos deux héros partent donc dans la forêt pour rencontrer à nouveau la sorcière et que les choses redeviennent comme avant. Le joueur devra alterner entre le loup et la princesse Un pitch de départ plutôt surprenant donc, pour une aventure à la fois étonnante mais trop conventionnelle.

En dehors d’animations peut-être un peu justes, on assiste à un véritable dessin animé interactif, qu’on jurerait dessiné au crayon. Malheureusement, les décors sont très génériques, et le level design vraiment peu renouvelé, ce qui instaure rapidement chez le joueur une forme de lassitude. Vous savez, ces jeux qui ne durent que quelques heures… mais qui vous semblent pourtant trop longs. Dans les années 90, nous avions l’habitude de traverser des jeux où seule la couleur différenciait un niveau d’un autre. En 2019, cela rend vite un jeu rébarbatif, et l’intérêt du joueur en prend un coup à mi-parcours, voire même avant.

Les énigmes sont très simples, le jeu ne pose aucun souci de difficulté. Pire : de nombreuses énigmes sont identiques, et les rares qui sortent du lot sont au nombre de deux ou trois. Egalement, on se demande pourquoi Nippon Ichi Software a ajouté la possibilité de finir un niveau automatiquement si le joueur passe plus de dix minutes dans ce dernier. Après deux Yomawari plutôt exigeants et « adultes », on peut presque parler de retour en arrière pour le studio, qui nous propose un jeu trop facile, et sur le ton finalement assez niais du conte de fée mignon, mais bien trop classique.

Pour rester dans les reproches, on peut encore pester sur l’imprécision des sauts, parfois rageante lors des énigmes où l’on doit vite agir, et rester poliment déçu par une bande son aussi répétitive que pauvre en bruitages. Mais cette relation entre le loup et le prince, mise en valeur par des dessins très « kawaii » en guise de transitions, est tout à fait charmante, et mérite votre attention si vous êtes à la recherche d’un jeu facile et mignon pour une petite soirée au coin du feu.


Fiche Technique

Développeur: Capcom
Date de sortie: 12 février 2019
Console: PlayStation 4. Nintendo Switch
Genre: Aventure, Plateforme

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À propos de l'auteur

Passionné du noble art qu'est le jeu vidéo depuis trois décennies, Seth se définit comme étant un aventurier du JV, un touche-à-tout, avec des goûts très éclectiques. Déconneur, chambreur, speedrunner certifié sur Shadow of the Colossus, son péché mignon c'est les jeux horreurs. Avoir peur et crier comme une fillette, c'est la vie !



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