Notice: jetpack_enable_opengraph est déprécié depuis la version 2.0.3 ! Utilisez jetpack_enable_open_graph à la place. in /var/www/wordpress/wp-includes/functions.php on line 3853

Critique

Publié le août 30th, 2018 | par Sébastien Bouchard

0

The Messenger, le meilleur jeu indie de l’année serait-il québécois?

The Messenger, le meilleur jeu indie de l’année serait-il québécois? Sébastien Bouchard

Summary: The Messenger se hisse parmi les meilleurs jeux indies faisant hommage aux jeux rétros sans toutefois y perdre son identité.

4.5

Su'a Coche


User Rating: 4.4 (1 votes)

Une légende est née…

Retenez ce nom : Sabotage Studio. Vous en entendrez probablement parler pendant les prochaines années comme étant le nouveau studio chouchou des amateurs de jeux indépendants. Ce petit studio de Québec nous offre son tout premier bébé : The Messenger, un jeu de plateforme à l’esthétique rétro qui rend clairement hommage à la série Ninja Gaiden. Le jeu serait très bon s’il réussissait tout simplement à être un bon « plateformeur comme dans l’temps ». Mais il est beaucoup plus que ça. En fait, The Messenger a sa propre personnalité ce qui en fait un jeu unique et, par le fait même, un des solides compétiteurs pour le meilleur jeu indie de l’année.

Votre mission, si vous l’acceptez…

Dès le début du jeu, on nous introduit au monde dans lequel nous évoluerons. La terre est inondée. Les derniers humains, devenus des ninjas, sont réfugiés dans un village. Une légende dit qu’un prophète viendra les sauver d’une éventuelle attaque de démons. Alors que cette attaque survient, le prophète arrive trop tard. Il en revient donc à notre héros de partir avec un parchemin sacré pour le livrer sur le sommet de la plus haute des montagnes, faisant de lui « Le Messager« .

Bien que simpliste, l’histoire de The Messenger s’avère beaucoup plus complexe que ce que l’on pourrait croire. Nos discussions avec le marchand du jeu nous en apprendrons à chaque fois un peu plus sur celle-ci et nous feront réaliser que beaucoup de temps a été mis à peaufiner l’univers dans lequel on évolue.

Du gameplay « su’a coche »!

Qui dit jeu de plateforme réussi dit contrôles précis et faciles à maîtriser. C’est ce que l’on a ici. Clairement, le focus du développement du jeu a été mis sur la prise en main de notre personnage. Jamais vous ne pourrez dire après être mort que « c’était de la faute de la manette » ou que « le bonhomme se contrôle mal« . Et pourtant, les diverses mécaniques que le jeu nous propose auraient pu rapidement compliquer les contrôles. La plus novatrice de celles-ci est le double saut appelé « Cloud Stepping« . En résumé, lorsque notre héros frappe un ennemi ou certains objets en plein saut, il peut sauter à nouveau avant de toucher terre. La beauté de la chose est qu’il peut ainsi enchaîner ces doubles sauts sans toucher terre, tant qu’il frappe quelque chose.

Parmi les autres techniques à débloquer, il y a la capacité de planer,de lancer des shurikens ainsi que d’utiliser un grappin qui nous permet de s’accrocher aux objets, aux murs ou aux ennemis afin de se propulser plus loin. , The Messenger a été pensé pour que le rythme de progression du joueur soit constant. Aucun temps mort. Attendez-vous à voir des speedrunners s’en donner à cœur joie.

Retour vers le futur…

Une des mécaniques du jeu qui m’a le plus intrigué lorsque j’ai vu la bande-annonce pour la première fois est la capacité notre personnage à voyager dans le temps. Celle-ci se débloque à environ la moitié du jeu et devient omniprésente jusqu’à la fin. Pour faire simple, grâce à des portails dispersés un peu partout, notre ninja pourra voyager 500 ans dans le futur, modifiant par le fait même la configuration des niveaux. Ainsi, une plateforme pourra apparaître afin de nous donner accès à un bonus caché, ou un mur sera défoncé et nous permettra d’atteindre une zone auparavant inaccessible. La musique et le style visuel du jeu seront aussi influencés de manière excessivement maîtrisée par ce changement d’époque.

En parlant de musique… Tous ceux qui sont nostalgiques des trames sonores de l’époque seront enchantés par le travail qu’a fait rainbowdragoneyes. Tout est là pour vous mettre dans l’ambiance et je vous garantie que certaines de ses mélodies vous resteront en tête pendant des jours (Bamboo Boogaloo frôle la perfection).

Une deuxième partie qui surprend!

Alors que The Messenger nous propose un jeu de plateforme classique pendant toute la première partie de son aventure, le style de jeu change complètement à partir de la moitié du jeu. Tout à coup, l’univers s’ouvre à nous, des téléporteurs nous permettent de revenir dans les niveaux déjà explorés et nous voilà dans un monde ouvert où nous devrons maintenant ramasser des notes de musique afin de poursuivre notre quête. Celles-ci seront dispersées dans des zones secrètes jamais explorées ou dans des nouveaux niveaux maintenant débloqués. Ce changement drastique de gameplay pourra peut-être en décevoir quelques uns. Il sera facile de se perdre dans ce nouveau monde de possibilités. D’ailleurs, je vous suggère fortement de suivre à la lettre les indications qu’un personnage vous donnera. Bien que le monde soit ouvert, il est préférable de vous en tenir à ce que l’on vous dit de faire… malheureusement.

Un charme qui triomphe de tous les défauts

Bien que j’aimerais vous dire que le studio québécois a créé un jeu sans faille, je ne peux passer totalement à côté de certaines choses qui m’ont dérangé. Outre la notion de monde ouvert qui n’était pas tout à fait maîtrisée, le rythme de l’histoire m’a quelque peu dérangé. Une grande partie de l’histoire du jeu n’est dévoilée qu’à la toute fin et certains personnages pour lesquels nous devrions avoir de l’empathie auraient gagné à apparaître plus tôt dans le récit. Aussi le dernier niveau ainsi que la finale m’ont laissé sur ma fin. Alors que le niveau n’avait rien pour se démarqué de ceux d’avant, la finale quant à elle manquait de punch. Enfin, certains checkpoints étaient bizarrement situés, créant des frustrations inutiles.

Cependant, tout ceci n’est jamais arrivé à me faire décrocher du jeu. J’y suis retourné à chaque fois avec énormément de plaisir et bien que je l’aie complété déjà (en environ 12 heures), il n’est pas dit que je n’y retournerai pas un jour. L’univers unique, la musique mémorable, les dialogues terriblement drôles et le plaisir de naviguer les niveaux avec aisance sont suffisant pour convaincre n’importe qui que nous avons ici un des meilleurs jeux de l’année.

Je terminerai en vous donnant ce conseil : le jeu est traduit en plusieurs langues. En plus de la langue française, vous trouverez une version québécoise. Habituellement, je déteste lorsque mes jeux vidéos comportent des dialogues écrits en joual, mais dans The Messenger l’humour que ce niveau de langage apporte au récit est incroyable. Rarement j’ai autant ri dans un jeu. Et n’hésitez pas à épuiser tous les dialogues du marchand. Il s’y cache des perles.


Fiche Technique :

Développeur: Sabotage Studio

Date de sortie: 30 août 2018 sur Switch et PC

Genre: Plateformer, Metroidvania

Site Web : http://www.sabotagestudio.com

C’est le genre de fan d’horreur qui a pris du temps avant de s’assumer. Beaucoup trop occupé à l’époque à faire du théâtre, sortir au karaoké ou jouer à des jeux vidéos, ce n’est que depuis une dizaine d’années qu’il embrasse vraiment sa passion.

Tags: , ,


À propos de l'auteur

C'est le genre de fan d'horreur qui a pris du temps avant de s'assumer. Beaucoup trop occupé à l'époque à faire du théâtre, sortir au karaoké ou jouer à des jeux vidéos, ce n'est que depuis une dizaine d'années qu'il embrasse vraiment sa passion.



Comments are closed.

Retour en haut ↑
  • Abonnez-vous au podcast

    Feed RSS     Google Play     ITunes
  • Plus Récent Podcast

  • Nos concours

  • Dons et Amazon

    Encouragez-nous en achetant sur Amazon à partir de ce lien!


    Visitez notre Patreon!